INDUSTRIE

SONELGAZ – Sidi Bel Abbès : 200 unités industrielles raccordées, le signal fort d’une wilaya qui mise sur l’avenir

Un tournant énergétique pour l’industrie locale

Il y a des décisions qui ne font pas beaucoup de bruit mais qui pèsent lourd dans la trajectoire d’un territoire. L’achèvement des travaux de raccordement en électricité et en gaz de 200 unités économiques réparties sur les zones d’activités de Belarbi, Tilmouni, Bouaïch et Tabia est de celles-là.

La Direction de la Distribution de Sidi Bel Abbès (filiale de Sonelgaz) a finalisé ce chantier qui n’avait rien d’une opération de routine. Plusieurs kilomètres de réseaux ont été étirés, enterrés, connectés : 9,09 km de lignes électriques et 5,66 km de canalisations de gaz, pour alimenter des ateliers, des hangars et des unités de transformation qui, sans énergie fiable, n’auraient jamais pu ouvrir leurs portes.

Zone par zone : l’arithmétique du développement

Le détail est parlant. À Belarbi, 46 unités ont bénéficié de 2,6 km de réseau électrique et 2,73 km de gaz. À Tilmouni — la zone la plus peuplée en opérateurs avec 71 unités — ce sont 2,33 km d’électricité et 1,62 km de gaz qui ont été déployés. Bouaïch concentre 60 unités et affiche le réseau électrique le plus long de l’opération (3,31 km), tandis que Tabia, plus modeste avec ses 23 unités, complète le tableau avec 0,85 km d’électricité et 0,43 km de gaz.

Ce découpage n’est pas anodin : il reflète la diversité géographique de la wilaya et la volonté de ne pas concentrer l’effort sur un seul pôle, mais de mailler le territoire.

Foncier débloqué, emplois potentiels : ce que cachent les chiffres

Derrière chaque compteur raccordé, il y a un entrepreneur qui peut enfin lancer sa chaîne de production, embaucher, payer des cotisations, former des jeunes. C’est l’équation que les pouvoirs publics ont en tête depuis plusieurs années, depuis que l’État algérien a placé la diversification économique au cœur de sa stratégie post-hydrocarbures.

L’extension et la viabilisation des zones d’activités figurent parmi les leviers identifiés pour activer les réserves foncières dormantes des collectivités locales. Des hectares qui n’attendaient, en somme, qu’une connexion au réseau pour devenir des espaces productifs.

L’enjeu social est directement lié : chaque PME ou PMI qui démarre dans ces zones représente des dizaines d’emplois directs et indirects dans une wilaya dont le marché du travail reste sous pression.

Sonelgaz, acteur du développement territorial

Ce que cette opération illustre également, c’est l’évolution du rôle de Sonelgaz. L’entreprise publique n’est plus seulement un gestionnaire de réseaux : elle est devenue, de facto, un acteur du développement territorial. Raccorder une zone industrielle, c’est conditionner la viabilité de dizaines de projets d’investissement. C’est, en langage entrepreneurial, lever l’un des premiers obstacles à l’installation.

La Direction de la Distribution de Sidi Bel Abbès a réaffirmé, à l’occasion de l’achèvement de ces travaux, son engagement à accompagner les porteurs de projets avec une alimentation continue et de qualité — un engagement qui a du sens dans un contexte où la fiabilité du réseau reste une préoccupation pour les industriels.

Et maintenant ?

Ce raccordement de 200 unités est présenté comme une étape — pas un aboutissement. La wilaya de Sidi Bel Abbès dispose encore de réserves foncières importantes, et plusieurs projets d’extension de zones d’activités sont dans les tuyaux, à différents stades de maturité.

La vraie question qui se posera dans les mois à venir est celle de l’occupation réelle de ces espaces viabilisés. Raccorder, c’est une condition nécessaire. Mais attirer les investisseurs, simplifier les procédures administratives, offrir un accompagnement post-installation — c’est là que se jouera la suite de l’histoire.

Sidi Bel Abbès a posé l’infrastructure. Il reste à la remplir.

Rédaction elghar.info

Source : Direction de la Distribution de Sidi Bel Abbès / Sonelgaz