Des pierres, des classes, des rêves : à Sidi Bel-Abbès, l’école Hasnaoui du Rocher fin prête pour la rentrée

À Sidi Bel-Abbès, l’établissement primaire Bouchama Ben Ali est l’aboutissement d’une opération lancée en septembre 2025 par le Groupe des Sociétés Hasnaoui. Réalisée sur financement propre et destinée au secteur public de l’éducation, cette infrastructure de douze classes pose une question plus large : jusqu’où le mécénat d’entreprise peut-il contribuer à fabriquer les équipements collectifs dont une ville en expansion a besoin ?

L’excellence n’a pas de code postal : la leçon du lycée de Tessala

À force de parler de crise scolaire, on finit par ne plus voir les réussites qui démentent les clichés. Dans plusieurs wilayas, des lycées installés loin des grands centres urbains obtiennent des résultats remarquables, parfois supérieurs à ceux des établissements les plus réputés. Le cas de Tessala, dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, montre que l’école algérienne sait produire de l’excellence dans ses marges — mais pas toujours la reconnaître.

École Avicenne de Sidi Bel-Abbès : la mémoire volée, puis reconquise

L’histoire commence avant la première pierre. Sidi Bel-Abbès possédait déjà, dès 1882, la première école primaire supérieure d’Algérie — comme le rappelait Bachir Benhamza, ancien élève entre 1948 et 1954, avec une fierté mêlée de mélancolie. L’établissement que l’on connaîtra sous le nom d’Avicenne ne sera érigé qu’en 1927, dans le quartier populaire d’El Graba, aujourd’hui baptisé quartier Émir Abdelkader. Son nom d’origine ? « École de Garçons Indigènes ». Quatre mots d’une violence froide qui résumaient, sans fard, toute la philosophie du système colonial en matière d’éducation.