Nassira Lachlak publie « Le Fil invisible – Tome 2 » : l’émir Khaled, entre résistance et éveil politique

Trois ans après avoir posé les bases d’une saga mémorielle consacrée aux émirs Abdelkader, El Hachemi et Khaled, l’écrivaine et chercheuse Nassira Lachlak publie la suite attendue de son cycle. « Le Fil invisible – Tome 2 : Émir Khaled, une mémoire en héritage » paraît en ce mois de septembre 2026 aux éditions Édilivre. 184 pages resserrées sur un homme situé à la charnière de deux mondes : celui de la résistance et celui du journalisme politique naissant.

Emir Abdelkader, bâtisseur d’État et précurseur des droits humains : Mascara célèbre un géant de l’Histoire

À Mascara, ville natale de l’Émir, une conférence scientifique de haut niveau a rendu hommage, lundi soir, à l’une des figures les plus complexes et les plus universelles de l’histoire algérienne. Fondateur d’un État souverain, stratège militaire hors pair et pionnier du droit humanitaire international, Abdelkader Al-Jazairi continue, 143 ans après sa mort, d’irriguer la mémoire collective et d’inspirer les débats contemporains.

Ahmed Réda Houhou : Le père oublié du roman algérien en langue arabe

Pourtant, ce visage aux lunettes rondes est celui de l’homme qui a changé le cours des lettres algériennes — en arabe, la langue que le système colonial s’acharnait à faire taire. Ahmed Réda Houhou, né en 1910 à Sidi Okba et assassiné à Constantine le 29 mars 1956, est le premier romancier algérien de langue arabe, le précurseur du journalisme satirique au Maghreb, et l’une des consciences les plus lucides que la guerre d’indépendance ait sacrifiées sur son autel. Soixante-neuf ans après sa mort, son nom mérite enfin la place que l’histoire lui doit.

SIDI BEL-ABBÉS : À la Croisée de la Mémoire et de l’Identité

Ils sont venus de Sidi Bel Abbès, de Saïda, d’Aïn Témouchent, de Mascara, de Constantine, de M’Sila. Universitaires chevronnés, chercheurs indépendants, gardiens d’une mémoire plurielle. Réunis le 30 avril 2026 sous les voûtes de la Maison de la Culture « Kateb Yacine », ils ont transformé une salle de conférences en tribunal de l’histoire — celui qui rend à la Mékerra ce que le temps et l’oubli lui ont pris.

Si Abdelkrim, soixante-quatre ans de silence : ce que les archives n’ont pas encore dit

Il est mort armes à la main, un 26 avril 1962 — trente-huit jours après le cessez-le-feu censé mettre fin à la guerre d’Indépendance. Son nom : Bentayeb Mohamed. Son nom de guerre, celui que les anciens bel-abbésiens  murmurent encore : Si Abdelkrim. Lieutenant de l’ALN, commandant de la Nahia 3 de la Wilaya V historique, organisateur d’un réseau clandestin au cœur d’une ville tenue par la Légion étrangère. Avec lui tombaient ce jour-là sept de ses compagnons. Leurs corps ne furent jamais retrouvés. Soixante-quatre ans après, la vérité complète sur leur mort n’a pas encore été dite.