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Enseigner à l’ère du changement : le 6ème Congrès National NSCAPEL-ELT Algeria s’invite à Sidi Bel-Abbès

Commençons par présenter l’organisation qui porte cet événement. NSCAPEL — pour Société Nationale Scientifique et Culturelle pour la Promotion de la Langue Anglaise — est l’une de ces institutions fondamentales qui œuvrent activement à l’amélioration concrète et quotidienne de l’enseignement en Algérie. Son objectif est clair et ambitieux à la fois : promouvoir la langue anglaise à travers des initiatives pédagogiques innovantes, des formations continues et des espaces d’échange professionnel ouverts à tous les praticiens du terrain.

En s’associant au réseau ELT Algeria, NSCAPEL a su bâtir, édition après édition, un congrès annuel qui compte désormais parmi les rendez-vous incontournables de la communauté enseignante algérienne spécialisée dans l’anglais. Cette sixième édition marque une étape supplémentaire dans cette trajectoire affirmée. Le choix de Sidi Bel-Abbès comme ville hôtesse illustre la volonté constante de l’organisation de rayonner sur l’ensemble du territoire national et de porter ses activités au plus près des enseignants, dans leurs propres régions.

 On ne comprend pas pleinement un événement sans connaître les hommes et les femmes qui le font vivre. À Sidi Bel-Abbès, la figure centrale de l’organisation locale est Mokhtar Djebara — مختار جبارة —  membre distingué de l’antenne locale de NSCAPEL et Teacher Trainer, c’est-à-dire formateur d’enseignants, au sein du ministère de l’Éducation nationale algérien. Formateur de formateurs, Mokhtar Djebara incarne ce profil précieux et rare dans le paysage éducatif algérien : l’enseignant expert qui choisit de mettre son savoir-faire au service de ses pairs, bien au-delà de ses obligations institutionnelles. Son implication lors de ce congrès a été totale — organisation logistique, promotion de l’événement, apport d’une expertise pédagogique de terrain et ancrage des débats dans la réalité spécifique des enseignants algériens.

            « Le rôle d’un formateur d’enseignants ne s’arrête pas à la salle de formation », résume l’esprit qui anime son engagement au sein de NSCAPEL. « Il faut créer des espaces où les enseignants peuvent se retrouver, s’inspirer mutuellement et repartir avec des outils concrets. C’est exactement ce que nous construisons ici, à Sidi Bel-Abbès, édition après édition. »   

            Le titre du congrès n’est pas un exercice rhétorique. « Teaching and Learning in a Changing World » — Enseigner et Apprendre dans un Monde en Mutation — résonne à la fois comme un diagnostic lucide et un appel à l’action. Car c’est bien la question centrale qui se pose à chaque enseignant algérien aujourd’hui : comment maintenir une pertinence pédagogique face à des apprenants dont les modes de vie, les outils et les attentes évoluent à un rythme que les programmes scolaires peinent à suivre ?

La transformation numérique, l’irruption de l’intelligence artificielle dans les pratiques quotidiennes, les nouvelles exigences du marché du travail, la génération post-COVID qui a expérimenté d’autres modalités d’apprentissage — tous ces facteurs convergent pour imposer une révision profonde des pratiques en classe. Ce congrès avait précisément pour ambition d’outiller les enseignants pour accompagner ces mutations, et non pour les subir.

Mustapha Louznadji, mentor et conférencier principal de l’événement, autorité reconnue dans le domaine de l’enseignement de l’anglais en Algérie, a posé d’emblée le cadre intellectuel du congrès avec une formule qui a résonné dans la salle : « Nous vivons un tournant historique dans l’éducation. Les enseignants qui choisissent de se réinventer ouvrent des horizons que leurs élèves n’attendaient plus. Notre rôle collectif est d’accompagner cette transformation, de l’initier, de la nourrir. »

            Le congrès s’est déployé sur trois journées soigneusement structurées.

  • Le samedi 28 mars 2026, dès 14h00, l’Hôtel Béni Tala a accueilli l’enregistrement et la réception des participants. Ce premier moment, volontairement convivial, a favorisé une mise en réseau informelle entre enseignants de wilayas différentes — ce type d’échanges spontanés qui, bien souvent, génère les collaborations les plus durables et les plus fructueuses.
  • Le dimanche 29 mars a marqué le véritable envol du congrès. Dès 8h30 pour l’enregistrement des participants journaliers, puis à 9h00 avec l’ouverture officielle, sessions plénières et ateliers thématiques ont rythmé une journée entière, offrant plusieurs pistes de travail et de réflexion en parallèle. L’atmosphère, à en juger par les témoignages des participants, était à la fois studieuse et stimulante — la marque des événements bien préparés.
  • Le lundi 30 mars a permis d’approfondir les travaux engagés la veille, avec des échanges qui, selon plusieurs participants, ont souvent débordé les créneaux horaires prévus — signe que les thématiques abordées touchaient juste et suscitaient un engagement authentique.

            Les quatre axes thématiques des ateliers reflètent avec précision la vision pédagogique portée par NSCAPEL et ELT Algeria.

La session sur la maîtrise des invites IA pour les apprenants de langue a constitué l’un des temps forts de l’événement. Rafik El-Amine Ghobrini, conférencier et expert reconnu en enseignement de l’anglais, a animé la plénière « Mastering AI Prompts for Language Learners », l’une des sessions les plus suivies du congrès. L’enjeu était de démontrer comment les outils d’intelligence artificielle peuvent devenir de véritables alliés pédagogiques — à condition que l’enseignant maîtrise l’art de les cadrer et de les intégrer avec discernement dans ses pratiques de classe. « La vraie question n’est pas « est-ce que mes élèves utilisent l’IA ? » — la réponse est oui, qu’on le veuille ou non », a lancé Ghobrini à une salle suspendue à ses mots. « La vraie question, c’est : est-ce que je leur apprends à l’utiliser intelligemment, de façon critique et créative ? C’est là que l’enseignant devient irremplaçable. »

Les stratégies pédagogiques innovantes ont permis d’explorer des approches centrées sur l’apprenant — de l’apprentissage par projets à la gamification, en passant par l’enseignement hybride. Ces sessions ont rappelé avec force que l’innovation pédagogique se vit aussi, et peut-être surtout, dans les salles de classe algériennes, portée par des enseignants qui expérimentent au quotidien sans toujours bénéficier de la reconnaissance qu’ils méritent.

L’atelier consacré à l’enseignement et à l’apprentissage dans un monde en mutation — écho direct au thème central du congrès — a été animé par Réda Maaza, Président de la Société Nationale Scientifique et Culturelle pour la Promotion de la Langue Anglaise. Dans une intervention aussi rigoureuse que stimulante, il a structuré sa réflexion autour des quatre compétences fondamentales du XXIe siècle que tout apprenant doit impérativement développer pour évoluer dans un monde en perpétuelle transformation:

1. La Pensée Critique — savoir analyser, questionner, évaluer l’information plutôt que de la consommer passivement ;

2. La Créativité — cultiver la capacité à innover, à proposer des solutions originales et à penser en dehors des cadres établis ;

3. La Collaboration — apprendre à travailler avec l’autre, à construire collectivement et à tirer profit de l’intelligence du groupe ;

4. La Communication — maîtriser l’art d’exprimer ses idées avec clarté, précision et impact, à l’oral comme à l’écrit.

Ces quatre piliers — connus dans la littérature pédagogique internationale sous le nom des « 4 C » — ont constitué le fil directeur de l’intervention de Réda Maaza, qui a démontré avec conviction comment l’enseignant d’anglais se trouve, par la nature même de sa discipline, en première ligne pour les développer chez ses apprenants. « L’anglais n’est pas seulement une langue à enseigner », a-t-il souligné. « C’est un vecteur privilégié pour former des citoyens capables de penser, de créer, de collaborer et de communiquer dans le monde d’aujourd’hui. »

Les techniques d’enseignement pratiques et actualisées, enfin, ont permis aux participants de repartir avec des outils immédiatement applicables — plans de cours revisités, activités repensées, modalités d’évaluation plus formatives et plus justes. Car si les grands cadres conceptuels sont indispensables, c’est bien dans les détails de la pratique quotidienne que se construit, heure après heure, la qualité de l’enseignement.

            Le choix du lieu d’accueil d’un congrès est rarement anodin — il envoie un message. En retenant l’Hôtel Béni Tala, les organisateurs ont opté pour un établissement dont les infrastructures répondent pleinement aux exigences d’un événement professionnel de qualité : 72 chambres et suites climatisées, deux salles de réunion pouvant accueillir jusqu’à 140 personnes chacune, une connectivité haut débit dans l’ensemble des espaces, deux restaurants, une piscine, une cafétéria et un service de petit-déjeuner continental.

La capacité de l’hôtel à gérer simultanément hébergement, restauration et conférences en faisait le cadre idéal pour un événement de cette nature, où les échanges informels — autour d’un café entre deux sessions, au restaurant en fin de journée — prolongent et enrichissent naturellement les débats formels des ateliers. Situé à quelques minutes du centre-ville de Sidi Bel-Abbès, le Béni Tala offre en outre aux participants venus d’autres wilayas l’opportunité de découvrir une ville à l’histoire et au caractère bien trempés.

            Fondée en 1843 et officialisée par décret  le 5 janvier 1849, Sidi Bel-Abbès — surnommée affectueusement le petit Paris de l’Ouest algérien — est bien davantage qu’une ville-étape sur la route d’Oran. Avec ses quelque 213 000 habitants, sa position stratégique à 82 km au sud d’Oran et son tissu universitaire structuré autour de l’Université Djillali Liabès — qui abrite notamment une faculté des langues et des arts particulièrement active —, la ville possède tous les atouts d’un foyer intellectuel et académique dynamique.

Au-delà de ses atouts universitaires, Sidi Bel-Abbès séduit par la richesse de son patrimoine et la vitalité de sa vie culturelle. Son Jardin Public — le premier de l’Ouest algérien —, sa Gare Ferroviaire historique, ses artères animées et son architecture singulière confèrent à la ville un caractère à nul autre pareil. Carrefour commercial et industriel dynamique, elle bénéficie également d’une excellente accessibilité régionale. Autant d’atouts qui en font, pour un congrès national, bien plus qu’un simple point de chute : un cadre de vie stimulant, propice à l’échange, à la réflexion et à l’inspiration.

Accueillir le 6ème Congrès National NSCAPEL-ELT Algeria n’est donc pas un hasard géographique: c’est la reconnaissance d’une ville qui cultive ses ambitions éducatives et qui sait, depuis longtemps, que la qualité de l’enseignement est l’un des meilleurs investissements qu’une société puisse faire en elle-même.

            Ce qu’illustre également ce congrès, c’est la puissance d’un réseau humain soudé autour d’une vision commune. Derrière la réussite de cette édition sidi-bel-abbésienne, on trouve un comité organisateur dont l’engagement et le professionnalisme méritent d’être salués nominalement.

  • Mustapha Louznadji, Fondateur d’ELT Algeria, qui a initié et porté depuis ses origines le projet de ces congrès nationaux annuels.
  • Réda Maaza, Président de la Société Nationale Scientifique et Culturelle pour la Promotion de la Langue Anglaise, dont l’autorité intellectuelle et l’implication directe ont donné au congrès son cap et sa rigueur.
  • Nourdine Yaddaden, Vice-Président de NSCAPEL, pilier de la coordination et de la continuité organisationnelle.
  • Saliha Bouberka, 1ère Vice-Présidente, dont la contribution a été déterminante dans la structuration des activités.
  • Souad Bouanati, Secrétaire Générale de NSCAPEL, véritable colonne vertébrale administrative de l’événement.
  • Yacine Gabess, Trésorier, garant de l’équilibre et de la transparence financière du congrès. Et enfin
  • Mokhtar Djebara, Président de l’antenne NSCAPEL de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, dont l’ancrage local et la connaissance du terrain ont été décisifs pour l’organisation de cette édition dans sa ville.

C’est cette équipe soudée — sept femmes et hommes aux compétences complémentaires et à l’engagement sans faille — qui a permis à des dizaines d’enseignants venus de l’ensemble du territoire national de quitter les salles du Béni Tala avec bien plus que des notes et des diapositives : de nouvelles connexions professionnelles, de nouvelles perspectives pédagogiques et, peut-être surtout, la conviction renouvelée qu’ils ne sont pas seuls face aux défis de leur métier.

Ce tissu de solidarité entre pairs — qui se tisse dans les couloirs d’un hôtel, autour d’une table de restaurant, lors d’un atelier animé — est souvent la valeur la moins visible mais la plus durable de ce type de congrès. C’est lui qui fait que, le lendemain, face à une classe difficile ou à un nouveau programme déroutant, un enseignant de Sidi Bel-Abbès, de Tlemcen ou d’Annaba sait qu’il peut contacter un collègue rencontré lors de ce congrès pour construire ensemble une réponse.

            Pendant trois jours de fin mars 2026, les salles de l’Hôtel Béni Tala ont vibré au rythme d’une conviction partagée et profondément ancrée : l’enseignement de l’anglais en Algérie est porté par des professionnels engagés, organisés et déterminés à progresser, pour eux-mêmes et pour leurs apprenants.

Réda Maaza, Mokhtar Djebara, Mustapha Louznadji, Rafik El-Amine Ghobrini et tous leurs collègues ont démontré une fois de plus que l’excellence pédagogique ne tombe pas du ciel et ne se décrète pas depuis un bureau. Elle se construit, patiemment, collectivement, atelier après atelier, échange après échange, édition après édition. Le 7ème Congrès National NSCAPEL-ELT Algeria sera attendu avec la même impatience — et, sans aucun doute, la même exigence