Mir Mohamed honoré à Sidi Bel-Abbès :

La direction de la culture et des arts Kateb Yacine de Sidi Bel-Abbès a rendu, ce jeudi 30 avril, en collaboration avec les enseignants et chercheurs en histoire de l’université Djilali Liabès, un hommage mérité au journaliste et écrivain Mir Mohamed. Cinq décennies d’écriture engagée, une double identité de reporter et de statisticien, un ancrage indéfectible dans son Oranie natale : la cérémonie a célébré une voix rare et précieuse du paysage culturel algérien.

Djilali Kadid — L’Églogue en Bleu

S’arrêter devant la dernière toile de Djilali Kadid, « Chafchaouen, le poème bleu », c’est accepter de perdre ses repères géographiques pour entrer dans une géographie de l’âme. Inscrit dans la série « Le Tour du Jour en 80 Mondes », ce nouvel acte dépasse la simple vue urbaine : il nous plonge dans une fréquence chromatique pure, portée par l’expérience cumulée d’un artiste que quatre décennies de peinture, de voyages et de transmissions culturelles ont forgé de façon unique.

SI ABDELKRIM

Il est mort armes à la main, un 26 avril 1962 — trente-huit jours après le cessez-le-feu censé mettre fin à la guerre d’Indépendance. Son nom : Bentayeb Mohamed. Son nom de guerre, celui que les anciens bel-abbésiens  murmurent encore : Si Abdelkrim. Lieutenant de l’ALN, commandant de la Nahia 3 de la Wilaya V historique, organisateur d’un réseau clandestin au cœur d’une ville tenue par la Légion étrangère. Avec lui tombaient ce jour-là sept de ses compagnons. Leurs corps ne furent jamais retrouvés. Soixante-quatre ans après, la vérité complète sur leur mort n’a pas encore été dite.

Algérie-Tchad : un partenariat mediatique strategique prend forme autour de la formation, du contenu et de la souverainete de l’information

ALGER– La 4e session de la Commission mixte gouvernementale algéro-tchadienne a été l’occasion d’un signal fort dans le domaine de la communication. La rencontre entre le ministre algérien de la Communication, M. Zoheir Bouamama, et son homologue tchadien, M. Gassim Cherif Mahamat, a abouti à la signature de trois instruments juridiques structurant une coopération médiatique bilatérale inédite par son ampleur. Derrière les formules diplomatiques, ces programmes répondent à des besoins réels et documentés côté tchadien, et à une expertise continentalement reconnue côté algérien.

Littérature de jeunesse en Algérie : entre résistance silencieuse et renouveau académique, un colloque brise l’oubli

Ce mercredi 15 avril 2026, l’Université Djillali Liabès de Sidi Bel Abbès ouvre officiellement les portes d’un colloque national hybride consacré à la littérature de jeunesse. Deux jours de communications, de débats et de networking s’engagent autour d’une question que les institutions algériennes tardent à prendre au sérieux : dans un pays de quarante-cinq millions d’habitants dont la moitié a moins de vingt-cinq ans, la littérature destinée aux enfants reste largement invisible, sous-financée et méconnue. Portrait d’un champ culturel qui résiste malgré tout.