Djilali Kadid — L’Églogue en Bleu

S’arrêter devant la dernière toile de Djilali Kadid, « Chafchaouen, le poème bleu », c’est accepter de perdre ses repères géographiques pour entrer dans une géographie de l’âme. Inscrit dans la série « Le Tour du Jour en 80 Mondes », ce nouvel acte dépasse la simple vue urbaine : il nous plonge dans une fréquence chromatique pure, portée par l’expérience cumulée d’un artiste que quatre décennies de peinture, de voyages et de transmissions culturelles ont forgé de façon unique.

SI ABDELKRIM

Il est mort armes à la main, un 26 avril 1962 — trente-huit jours après le cessez-le-feu censé mettre fin à la guerre d’Indépendance. Son nom : Bentayeb Mohamed. Son nom de guerre, celui que les anciens bel-abbésiens  murmurent encore : Si Abdelkrim. Lieutenant de l’ALN, commandant de la Nahia 3 de la Wilaya V historique, organisateur d’un réseau clandestin au cœur d’une ville tenue par la Légion étrangère. Avec lui tombaient ce jour-là sept de ses compagnons. Leurs corps ne furent jamais retrouvés. Soixante-quatre ans après, la vérité complète sur leur mort n’a pas encore été dite.

Algérie 2026-2030 : un Plan national pour l’enfance officialisé, entre ambitions et défis structurels

Finalisé au terme d’un processus de plusieurs années, le Plan d’action national pour l’enfance 2026-2030 a été officiellement annoncé à Saïda par la Déléguée nationale à la protection de l’enfance, Mme Meriem Chorfi. Ce document stratégique, qui s’inscrit dans le prolongement des Assises nationales de décembre 2022 et des engagements internationaux de l’Algérie, ambitionne de consolider un dispositif de protection multisectoriel à l’horizon du quinquennat. Décryptage.

SIAHA 2026 à Oran : le tourisme algérien prend son envol

Trois jours d’effervescence professionnelle, plus de 16 000 visiteurs, quelque 230 exposants venus d’Algérie et de six pays étrangers : la 16e édition du Salon international du tourisme, du voyage, du transport et des services hôteliers et de restauration — SIAHA 2026 — a refermé ses portes le 23 avril 2026 sur un bilan qui illustre, mieux que n’importe quel discours officiel, l’ampleur du renouveau du secteur touristique algérien. Oran, capitale économique de l’Ouest, s’est une nouvelle fois imposée comme la scène de ce rendez-vous devenu incontournable.

Tindouf, porte de l’Algérie sur l’Afrique :

La wilaya de Tindouf a accueilli, ce vendredi 24 avril 2026, le premier Salon des services et produits algériens destinés à l’exportation, sous le slogan évocateur « Tindouf, porte de l’exportation vers les pays d’Afrique de l’Ouest ». Plus qu’une foire commerciale, cet événement incarne l’ambition d’une Algérie qui entend s’affranchir de la rente pétrolière en faisant de ses confins sahariens la tête de pont de son déploiement africain.

Algérie-Tchad : un partenariat mediatique strategique prend forme autour de la formation, du contenu et de la souverainete de l’information

ALGER– La 4e session de la Commission mixte gouvernementale algéro-tchadienne a été l’occasion d’un signal fort dans le domaine de la communication. La rencontre entre le ministre algérien de la Communication, M. Zoheir Bouamama, et son homologue tchadien, M. Gassim Cherif Mahamat, a abouti à la signature de trois instruments juridiques structurant une coopération médiatique bilatérale inédite par son ampleur. Derrière les formules diplomatiques, ces programmes répondent à des besoins réels et documentés côté tchadien, et à une expertise continentalement reconnue côté algérien.

Sidi Bel-Abbès : Quand la Jeunesse Volontaire  » Réinvente la Cité-Jardin

Dans une Algérie en quête de modèles de durabilité urbaine, Sidi Bel-Abbès vit une transformation discrète mais déterminante. Autrefois surnommée la « cité jardin », elle renoue aujourd’hui avec cet esprit grâce à l’association Jeunesse Volontaire. Née en 2010, cette structure citoyenne multiplie les initiatives pour verdir la ville et sensibiliser la population, avec le soutien d’acteurs économiques comme le Groupe CHIALI et l’appui technique d’experts en écologie . Ces efforts s’inscrivent désormais dans une dynamique plus large, portée par des projets d’envergure comme « Bel-Abbès Verte », qui visent à restaurer le capital forestier et à transformer la ville en un véritable laboratoire de la transition écologique

Littérature de jeunesse en Algérie : entre résistance silencieuse et renouveau académique, un colloque brise l’oubli

Ce mercredi 15 avril 2026, l’Université Djillali Liabès de Sidi Bel Abbès ouvre officiellement les portes d’un colloque national hybride consacré à la littérature de jeunesse. Deux jours de communications, de débats et de networking s’engagent autour d’une question que les institutions algériennes tardent à prendre au sérieux : dans un pays de quarante-cinq millions d’habitants dont la moitié a moins de vingt-cinq ans, la littérature destinée aux enfants reste largement invisible, sous-financée et méconnue. Portrait d’un champ culturel qui résiste malgré tout.

« El khbar idjibouh etwala » : derrière le retour de Twala.info, le visage implacable de l’ANEP

Il y a, dans la langue algérienne, une sagesse que les anciens transmettent avec la sérénité de ceux qui ont tout vu : « El khbar idjibouh etwala » — la nouvelle, ce sont ceux qui attendent longtemps qui la rapportent. Parfois, pourtant, c’est le retour lui-même qui devient la nouvelle. C’est ce qui vient de se passer avec Twala.info. Après quinze jours de suspension administrative et plus de sept mois de gel publicitaire — l’Agence Nationale d’Édition et de Publicité (ANEP) ayant cessé toute distribution d’annonces au journal depuis septembre 2025 —, la rédaction a repris sa parution. Un retour qui soulève bien plus qu’un soupir de soulagement.

Sidi Bel-Abbès : la Charte de l’Environnement, vingt ans de promesses non tenues et un avenir à saisir

Il y a plus de vingt ans, les autorités de la wilaya de Sidi Bel-Abbès signaient un document ambitieux, presque prophétique : la Charte de l’Environnement. Un texte fondateur qui diagnostiquait avec lucidité les maux écologiques de la région, traçait des lignes d’action précises et appelait à une mobilisation collective. Mais la charte est restée lettre morte. Aujourd’hui, alors que la crise climatique s’accélère, ce texte oublié mérite d’être exhumé — non pas comme une relique, mais comme une boussole.

École Avicenne de Sidi Bel-Abbès : la mémoire volée, puis reconquise

L’histoire commence avant la première pierre. Sidi Bel-Abbès possédait déjà, dès 1882, la première école primaire supérieure d’Algérie — comme le rappelait Bachir Benhamza, ancien élève entre 1948 et 1954, avec une fierté mêlée de mélancolie. L’établissement que l’on connaîtra sous le nom d’Avicenne ne sera érigé qu’en 1927, dans le quartier populaire d’El Graba, aujourd’hui baptisé quartier Émir Abdelkader. Son nom d’origine ? « École de Garçons Indigènes ». Quatre mots d’une violence froide qui résumaient, sans fard, toute la philosophie du système colonial en matière d’éducation.

Zerrouki à Sidi Bel-Abbès : la zone industrielle de Ras El Ma raccordée à la fibre optique avant la fin avril, 3 500 nouvelles zones 4G en vue

Il n’a pas ménagé sa peine. Le samedi 11 avril 2026, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid-Ali Zerrouki, a entamé une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès qui a produit, en l’espace de deux…